Informations pratiques
Adresse : Église Saint-Antoine 71250 Salornay-sur-Guye
Email : paroisse-cluny@orange.fr
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Découvrir cette église
L’église faisait partie de l’archiprêtré du Rousset et avait pour annexe Saint Martin de Chérizet. Dès le XIème siècle, elle était possession de Perrecy-les-Forges et consacrée à saint Antoine. Elle a conservé de l’époque romane son clocher et la travée sous clocher qui forme la croisée du transept, ainsi qu’une abside semi-circulaire, percée de fenêtres agrandies à l’époque moderne. L’église a été, en effet, profondément remaniée, en 1820-1821 : reconstruction d’une partie de l’église (nef et chapelles latérales), démolition et reconstruction de la sacristie nord, agrandissement de la sacristie sud. Saint Antoine le grand (251-356) Egyptien, Antoine voulut rompre avec la vie relâchée de ses contemporains et se retira dans le désert de la Thébaïde qu’il ne quitta guère que pour soutenir son ami saint Athanase (qui écrivit sa vie) dans sa lutte contre l’hérésie arienne. Mais nombreux furent les hommes qui affluèrent dans le désert pour se mettre sous sa direction. Ses restes ayant été amenés en Isère, son influence devint immense en Occident. Il était en particulier le saint patron des Antonins, qui soignaient au Moyen Âge les personnes atteintes du “mal des ardents” ou “feu de Saint Antoine” jusqu’à ce qu’on découvre que le mal venait de l’ingestion d’un champignon, l’ergot de seigle. On reconnaît saint Antoine à son bâton surmonté d’un “tau” (signe de la vie éternelle chez les Egyptiens), au cochon et à la clochette signalant la présence de ces animaux, et aux flammes évoquant le mal des ardents.Intérieur
L’église comporte une nef plafonnée, deux bas-côtés séparés de la nef par cinq arcs en plein cintre, retombant sur des piles carrées. Les murs surmontant ces arcs présentent des niches plein cintre encadrées de pilastres, en faible relief. Deux chapelles, consacrées, l’une à la Vierge, l’autre à saint Antoine, forment les bras du transept et communiquent directement avec les bas-côtés par des arcades en plein cintre. Deux sacristies encadrent le chœur au nord et au sud.À remarquer
La peinture absidiale représente “le Couronnement de la Vierge par le Christ ”, avec la colombe de l’Esprit. Marie est entourée d’anges. L’inscription : “Veni coronaberis” (Viens, tu seras couronnée), est une citation du Cantique des Cantiques (4/8). Deux tableaux se font face au fond de la nef : sur l’un est saint Antoine, debout près de sa grotte et accompagné de son cochon. Sur l’autre est évoqué le mystère de la Trinité, (Dieu est unique en trois personnes égales), pour lequel lutta saint Athanase d’Alexandrie, soutenu par saint Antoine. Arius, qui prétendait que le Fils était inférieur au Père, fut condamné par le Concile de Nicée en 325. Les affirmations du Concile de Nicée sont au cœur de la foi de tous les chrétiens d’aujourd’hui. Il est impossible de représenter Dieu ! Ici Dieu le Père est évoqué en vieillard (sagesse) tenant le globe terrestre (créateur), le Saint-Esprit par le symbole biblique de la colombe, et le Fils par le cœur surmonté de la croix, avec la phrase de Jésus à Marguerite-Marie : « Voici le cœur qui a tant aimé les hommes. ». L’attitude d’adoration des anges nous invite à aborder le mystère avec le même respect. Les vitraux de l’abside présentent, au centre, le Christ avec sa Croix et l’Evangile, à sa droite la Vierge Marie, à sa gauche saint Antoine, avec son bâton à gourde et sa bure marron (vitraux signés Sauris et Payet, Lyon). Les autres vitraux (signés Bessac, Pont d’Ain) représentent, l’un saint Louis tenant la couronne d’épines en l’honneur de laquelle il fit construire la Sainte Chapelle, et saint Jean l’Evangéliste avec la coupe empoisonnée dont, selon la légende, sortit un serpent. Un Christ en croix, d’époque classique, en bois peint, se trouve au-dessus de l’arc triomphal. Dans la chapelle à droite, une inscription funéraire est encastrée dans le mur oriental, sur une pierre gravée en caractères gothiques du XVème-XVIème, avec fondation de messe d’Estienne, fils d’Ugonet Truillet et Beatrix, sa femme. L’église a conservé son mobilier du début du XIXème : les bancs de chêne, le confessionnal. Au fond de la nef, côté sud, la chaire de marbre plaqué, avec un escalier à deux rampes, est ornée au centre de l’Alpha et Omega, symbole du Christ, encadré de la citation biblique “ego sum via, veritas et vita” (je suis la voie, la vérité et la vie), ainsi que du lion de l’évangéliste saint Marc.Extérieur
À l’extérieur, la pierre décapée de la nef montre que l’édifice a été soigneusement reconstruit au début du XIXème : façade très simple, un avant-corps correspondant à la largeur de la nef, porte en plein cintre surmontée d’une petite fenêtre, cordon de pierre saillant, délimitant avec la toiture un fronton triangulaire percé d’un oculus. La porte latérale sud est bien appareillée ; celle du nord a été murée. Le clocher carré s’élève sur la croisée du transept au-dessus d’un cordon de pierre saillant. L’étage du beffroi est percé de baies jumelles en plein cintre, à retombée médiane sur deux colonnettes, aux chapiteaux ébauchés. Les modillons sont sculptés d’un T encadré de deux boules. L’église n’a subi aucune modification jusqu’en 1986, quand on a réalisé une réfection du clocher et de l’abside en laves. Dans le cimetière ont été déposées, dans le caveau familial, les cendres de Lucie Aubrac, grande résistante, originaire du bourg.À proximité
De nombreuses croix aux environs : de cimetière, de chemin, de jubilé, routière. Pont médiéval de Sainte Catherine sur la Guye. Château du XVème siècle avec son parc arboré. « Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait… » Symbole de Nicée-Constantinople. L’église Saint-Antoine de Salornay-sur-Guye est rattachée à la Paroisse de Cluny-Saint-Benoît, qui compte 17 villages autour de Cluny, soit environ 9000 habitants.Pastorale du Tourisme et des Loisirs
- Diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon
- www.pastourisme71.com
- Edition : juin 2016