Saint Odilon
Saint Odilon de Cluny, né vers 962 au château de Mercœur près de Saint-Cirgues en Auvergne, devint le cinquième abbé de Cluny en 994 et occupa ce poste jusqu’à sa mort le 31 décembre 1048, à Souvigny.
Il est l’un des principaux artisans de l’essor de l’Ordre Clunisien dont l’influence s’est étendue sur toute l’Europe, principalement en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, grâce à une réforme monastique fondée sur une observance fidèle de la Règle de Saint-Benoît.
Saint Odilon a joué un rôle clé dans la mise en place de la « Trêve de Dieu », une mesure visant à interrompre les conflits armés incessants à l’époque, notamment durant les périodes de l’Avent et de Noël.
Il est également connu pour avoir institué la Commémoration des Fidèles défunts, célébrée le 2 novembre, une fête qui fut adoptée par toute l’Église.
Son dévouement à la charité s’est particulièrement manifestée lors de la grande famine de 1006, où il vendit les biens de l’Abbaye pour secourir les affligés. Il refusa de prendre la tête de l’archevêché de Lyon en 1031, témoignant d’une vie d’humilité et de désintéressement.
Il est vénéré par l’Église catholique et les Bénédictins, et sa fête est célébrée le 1er janvier.
La Règle de saint Benoît
La Règle de saint Benoît est un texte fondateur de la vie monastique occidentale, rédigée vers 530 par Saint Benoît de Nursie pour guider ses disciples au Monastère du Mont-Cassin, en Italie.
Elle propose un cadre équilibré et réaliste pour la vie monastique, fondé sur trois piliers :
- la prière communautaire (= la Liturgie) et personnelle,
- le travail manuel
- et l’étude priante des Écritures.
Son maître-mot : « Ora et labora », « Prie et travaille » est un chemin spirituel adapté aux forces et faiblesses de chacun. Elle insiste sur l’humilité, l’obéissance, le silence, sous la conduite de l’Abbé qui veille, au nom du Christ Jésus, au service de la charité vécu quotidiennement au sein de la communauté des moines.
La Règle a profondément marqué l’histoire de l’Église et de la Société Médiévale. Elle a fondé et travaillé à la construction de l’Europe. Elle promeut une vie ordonnée, sous la houlette d’une autorité intègre, soucieuse de l’unité spirituelle entre les moines. Elle est suivie aujourd’hui encore par des milliers de moines et moniales à travers le monde, bénédictins, cisterciens ou trappistes.